1) Que représente aujourd'hui le marché du bouchon ?
Le marché mondial du bouchon est estimé à 18 Milliards d'unités.
La "matière liège" représente au total près de 15 milliards d'unités, les synthétiques 2 milliards, les capsules à vis 1 milliard.
2) Pourquoi le liège pour le bouchage des vins ?
Depuis sa “ redécouverte ” par Dom Pérignon à la fin du XVIIè siècle, le bouchon en liège a beaucoup évolué afin de s’adapter aux exigences du monde de l’embouteillage moderne.
À ce jour, aucun autre matériau, naturel ou de synthèse, n’offre les mêmes atouts que le liège en matière de bouchage : propriétés élastiques, faible masse volumique (une cellule de liège contient 89 % de gaz), étanchéité aux liquides, plaisir du débouchage…
Le liège est un produit naturel aux propriétés particulièrement adaptées à la conservation du vin en bouteilles présentant cependant des altérations occasionnelles de l’odeur et/ou du goût. Le liège n’est pas inerte vis-à-vis du vin car il apporte des composants qui peuvent interagir avec le vin, soit de manière positive, soit de manière négative.
Au delà des considérations organoleptiques (goût de bouchon), il est important de noter que 85% des consommateurs français préfèrent une bouteille de vin bouchée liège. La présence d’un bouchon en liège est un gage de qualité du vin contenu dans la bouteille.
Boire du vin reste un instant PLAISIR où le cérémonial et chaque élément du packaging ont, plus qu'ailleurs, une importance capitale. Autant de caractéristiques qui font du liège, aujourd’hui comme hier, le partenaire naturel et indissociable du vin.
3) Quel est le pourcentage de vin présentant des goûts de bouchon ?
En préambule il est important de préciser que le goût de bouchon provient d'une molécule présente dans le liège, appelée le TCA (tri-chloroanisoles). Nous mesurons la présence de cette molécule en Ng/L (nanogramme / Litre).
Lorsque l'on parle de goût de bouchon, on parle habituellement des perceptions dites "moisi", "liège", "poussière"... provoquées par une présence de TCA > 2-3 ng/L (selon les dégustateurs). A ce titre et selon les sources, 2% à 12% des vins seraient affectés. Cette statistique ne tient donc pas compte des vins faiblement affectés par le TCA (< 3 ng/L) avec pour conséquence l'expression d'une perte aromatique.
4) Y a t'il plus de vins bouchonnés qu'avant?
Les vins sont plus subtils et plus floraux qu'il y a trente ans donc plus sensibles à ce goût de bouchon.
La filière Liège a mis en place un certain nombre de procédés visant à réduire la présence de TCA dans les bouchons : procédé de nettoyage vapeur, de traitement micro-ondes, de membranes protectrices... Il s'agit dans la majorité des cas de solutions partielles et insuffisantes.
La solution totale existe néanmoins aujourd'hui avec le procédé DIAMANT, traitement du liège au CO2 supercritique qui éradique les risques de goût de bouchon. Les reconnaissances pour le bouchon DIAM (bouchon bénéficiant de cette technologie) ne manquent pas:
- seul trophée d'or au Vinitech,
- validation du procédé mis en oeuvre par Bureau Véritas,
- résultats AWRI,
- des témoignages très positifs et surtout spontanés d'utilisateurs des 4 coins du monde,
- un programme international de dégustation et d’analyse impliquant deux panels de dégustateurs professionnels anglo-saxons issus du secteur de la production, de la presse spécialisée et de la distribution, ainsi que deux laboratoires d’analyses indépendants (C.C.F.R.A. à Londres et ETS à Santa Helena, Californie)....
5) Concernant Altec®, le procédé n'a pas été épargné par les problèmes de goût de bouchon, qu'en est-il aujourd'hui ?
Altec® n'est pas un procédé mais une technologie, une formulation brevetée faite de grains de liège, de microsphères et d'un liant. La technologie Altec®, mise en marché en 1995 est le résultat de 10 ans de recherche. Le concept et le produit ont fait l’objet d’un brevet déposé en 1991. Plus de 5 milliards d'Altec® ont déjà été vendus. Il s'agit d'une technologie qui a réellement révolutionnée le monde du Bouchage.
Altec® permettait de répondre à trois attentes principales du marché :
- réduction des risques de suintement,
- maîtrise des risques d’oxydation aléatoire,
- gestion des risques de déviations organoleptiques.
Les performances mécaniques d'Altec® ont permis de pleinement satisfaire les 2 premières attentes, faisant d'Altec® le bouchage liège le plus performant du marché.
En ce qui concerne les déviations organoleptiques, il est important de noter que les procédés de traitement actuels n'existait pas en 1995. Le risque était donc géré de manière aléatoire et certains lots contenant du TCA ont malheureusement été mis en marché.
Il est clair que l'Altec® de 1995 n'existe plus, la formulation n'a cessé d'évoluer positivement et dans un sens sécuritaire.
6) Comment traitez-vous le liège ?
Aujourd'hui Oeneo Bouchage dispose de deux procédés de traitement du liège :
- le procédé REVTECH (extraction du 2,4,6-TCA par entraînement à la vapeur). Cela nous permet d'offrir à nos clients la garantie d'un TCA relargable < 2ng/l par bouchon.
- le procédé DIAMANT, traitement du liège au CO 2 supercritique qui éradique les risques de goût de bouchon (TCA relargable < Limite de Quantification par bouchon).
7) Les nouveaux procédés comme Diamant, vont-ils avoir un impact sur le coût
du bouchon : quel est son prix par rapport à un obturateur liège classique.
le procédé DIAMANT représente un investissement total de près de 22 Millions d'€ avec un objectif (atteint) très ambitieux : l'éradication du goût de bouchon. Investir 22 Millions d'€ dans un tel projet n'est rien en regards des bénéfices obtenus pour le vin, les clients, les consommateurs, c'est à dire apporter une solution fiable à un problème qui existe depuis des millénaires. Il s'agit de faire un bouchon en liège qui apporte toute la sécurité à un produit alimentaire (le VIN) tout en maintenant le plaisir recherché par les consommateurs.
En ce qui concerne le surcoût lié au process DIAMANT, il reste négligeable puisque le bouchon DIAM reste nettement moins cher qu'un bouchon en liège traditionnel avec pourtant beaucoup plus de sécurité. Le prix d'un bouchon en liège Naturel vient de sa rareté et de son coût de production, le prix d'un DIAM se justifie par ses performances uniques. NUL DOUTE QUE LE VIN FERA LE BON CHOIX.
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